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Petit dictionnaire de la vie d’un entrepreneur

On a toujours besoin de quelques mots clefs...

Beaucoup voient l’indépendance d’un entrepreneur comme facteur de liberté : aucune hiérarchie, pas de comptes à rendre, ou la chance de s’extirper d’une bureaucratie anxiogène. L’entrepreneuriat n’est pas une chance, c’est une opportunité à saisir, une opportunité qui bien souvent va bien au-delà des ressources que l’on contrôle. C’est une affaire d’énergie, de passion, de créativité, et bien souvent d’argent. C’est une obsession de tous les jours, et le bureau n’est jamais loin.

Mais comment appréhender la vie d’un entrepreneur ? How I met Your Start Up s’est autorisée à vous livrer une libre traduction d’un article de Thomas R. Eisenmann, professeur de business administration à Havard Business School ainsi que de l'article "The realities of being an entrepreneur" écrit par Tamara Monosof, pour Entrepreneur.

  • Frustration (nom) : L’impossibilité d’être sûr que tout ce qui est prévu se passera bien. Peu importe combien de temps et de précision ont été mis dans la planification d’un évènement, nous ne sommes jamais à 100% sûr de son exécution. La frustration explose si cette même exécution se passe mal.
  • Flexibilité (nom) : L’entrepreneur a la chance de définir ses propres horaires, le 9-17h devient alors très vite inhabituel et il est possible de travailler plus ou moins quand bon nous semble : que ce soit une pause a 16h pour récupérer ses enfants à l’école ou bien de minuit à 5h pour les oiseaux de nuit.
  • Kafka (personnalité) : Il pourrait être le saint patron des entrepreneurs tant ses dilemmes sont omniprésents dans leur quotidien : Comment convaincre les investisseurs de nous aider quand leurs fonds sont nécessaires pour faire avancer le projet, et avoir de quoi les convaincre ? Plusieurs méthodes existent pour résoudre ce genre de problème : le produit minimum viable, le financement par palier et enfin le pitch. Egalement Kafka (Franz de son prénom) est un écrivain pragois connu pour La Métamorphose, mais nous nous égarons.
  • Opportunité entrepreneuriale (expression) :  peut être définie par au moins un de ces quatre critères 
  1. L’innovation par la création d’un nouveau produit.
  2. L’innovation par un nouveau business model (ndlr : faire la même chose que nos concurrents mais avec une bien meilleure rentabilité et une expérience différenciante).
  3. L’amélioration ou la diminution de prix d’un produit existant.
  4. L’ouverture d’un produit à un nouveau segment de marche.

A noter que d’autres critères sont applicables et qu’ils ne sont pas exclusifs, un projet entrepreneurial peut être constitué de ces quatre points.

  • Perpétuel (Adj.) : Contrairement à un job dit « classique », lorsque l’on représente tous les postes de l’entreprise, il est impossible de réellement s’arrêter à la fin de la journée. Aussi, il est compliqué d’ignorer le fait qu’il y a toujours une tâche de plus à accomplir. Mais il y en a toujours une. Et c'est la petite voix dans votre tête qui vous le murmure.
  • Pitch (nom inv) : l’arme de séduction des entrepreneurs : le fait de savoir résumer en quelques courtes minutes son projet, son entreprise, sa mission et ses valeurs. Un exercice connu et difficile puisque c’est par des pitch que les entrepreneurs cherchent à convaincre des investisseurs.
  • Poursuite (nom) : Malgré ce que l’on pourrait penser, un entrepreneur a de nombreux comptes à rendre : à des investisseurs, des partenaires ou à lui-même. Une fenêtre d’investissement peut se fermer à tout moment et il est nécessaire d’apporter la preuve tangible de progrès dans le projet. Cela, afin de gagner la confiance de ceux qui possèdent les fonds nécessaires à sa pérennité, l’autofinancement étant souvent impossible. L’entrepreneur a ainsi un sens de l’urgence qui n’est que rarement perçu dans de grandes structures.        
  • Ressources : Trop souvent limitées par rapport à l’ambition de l’entrepreneur, ses fonds personnels ne sont pas toujours suffisants pour lancer complètement l’entreprise. C’est là qu’interviennent des stratégies de Produit Minimum Viable :  ou « comment commencer à engranger des fonds le plus rapidement possible sans avoir recours à un endettement trop important ». L’objectif est double : pouvoir commencer à autoalimenter son investissement tout en ayant de quoi convaincre de potentiels investisseurs.
  • Réussite (nom) : il arrive parfois que tout se passe extrêmement bien, de A à Z: que votre client soit ravi, que vous ayez récupéré un carnet d'adresses long comme le bras, que l'horizon se met soudain à briller. Oui, la vie d'entrepreneur, c'est aussi de grands moments de satisfaction.
  • Risques (nom): Les entrepreneurs prennent de nombreux risques : Ils peuvent être tout d’abord relatifs à la demande par la possibilité d’une mauvaise évaluation de ses perspectives. L’exécution peut aussi être source de risques : la recherche de partenaires ou d’investisseurs pouvant s’avérer infructueuse. Enfin le financement est susceptible d’être source de risques car l’entrepreneur met souvent ses capitaux propres en jeu afin de lancer son projet, et peut tout perdre si celui-ci n’aboutit pas.
  • Stress N.C. (symptôme) : Sentiment d’anxiété exponentielle à l’approche d’une deadline qui peut être accru par une pression financière. Que ce soit pour accomplir une tâche que l’on s’est soi-même fixé ou non. Une règle: ne pas cédez à la panique et concentrez-vous. Certains utilisent même le stress pour être plus productif.

La vie d'un entrepreneur n'est ainsi pas simple de A à Z, mais la beauté de la création entrepreneuriale vient souvent contrebalancer le stress et les risques encourus. Si vous n'en êtes pas encore convaincus, n'hésitez pas à consulter notre article-témoignage de William Bouheret ici.

Ecrit par Thomas Filosa & Nicolas David.

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