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#WhatsStartUpLife : ZIHOP, apprendre le chinois autrement

Une solution de Blended Learning made in IESEG

Pour sa troisième chronique WhatsStartUpLife, How I met your Start Up a rencontré son plus jeune entrepreneur, toujours sur les bancs de l’école. Rencontre avec Dorian Lovela, jeune pousse de l’IESEG, souhaitant innover l’apprentissage du Chinois avec ZIHOP.

Entreprendre pour répondre à son propre problème.

Dorian Lovera, 2ème année à l’IESEG, School of Management, est entrepreneur d’une très jeune start-up nommé ZIHOP, un nom qui a un sens bien précis. « « Zi » est le mot du sinogramme, on a rajouté Hop pour impliquer la facilité d’apprendre le chinois grâce à notre solution » nous explique le jeune entrepreneur.

Tout est allé très vite. “J’ai passé trois ans en Chine où j’ai appris la base de la langue chinoise. A mon retour en France j’ai continué son apprentissage dans la première section internationale en chinois de France au Lycée Frédéric Mistral, à Avignon.” Arrivé à l’IESEG, il a souhaité continuer, mais il fit face à une difficulté : progresser était compliqué, le chinois devant être appris par cœur, chaque symbole devant être retenu. “Quand le prof nous donne à apprendre des sinogrammes, il présume que ce sinogramme sera à jamais graver dans ta tête, par cœur. Ce type d’apprentissage, typique de la culture chinoise, n’est pas adapté à la culture européenne et surtout francophone” explique l’entrepreneur.

Son idée fut testée dans un cours nommé “Business Exploration”: “Avec mon père, on s’était amusé à créer un programme qui visualisait des sinogrammes à un intervalle régulier. C’était un moyen de s’en souvenir. En proposant cela dans ce cours, le professeur m’a proposé d’aller un peu plus loin et d’essayer d’être pris par l’incubateur.” Sans savoir de quoi il allait en retourner, Dorian Lovera chercha sur internet comment réaliser un business plan pour avoir son dossier à l’incubateur de l’IESEG. En janvier, il a appris que l’incubateur avait accepté son dossier : le début de l’aventure entrepreneuriale était là.

"Le type d’apprentissage {du chinois}, n’est pas adapté à la culture européenne et surtout francophone"

Evolution rapide d’une jeune pousse

Une fois incubé, le concept a évolué, l’équipe aussi. Au départ avec une équipe familiale, notamment son père à la programmation, Dorian a dû chercher un autre programmeur, en raison des difficultés que son père avait de suivre l’évolution de la jeune entreprise. Le concept et le style de l’application ont dû également évolué. « Entre mon père qui avait sa profession à côté et mes compétences en codes, il a fallu que je recrute une personne capable de réaliser ce que je souhaiter». Il trouva alors Jean, étudiant en informatique, qui rejoignit l'équipe. « Egalement, j’ai essayé de faire moi-même le graphisme, et je me suis rendu compte de l’importance d’avoir une bonne forme, un bon design. J’ai alors contacté un ami graphiste qui s’est lancé dans l’aventure avec nous » C'est ainsi que Jonathan est entré chez ZIHOP.

Mais ZIHOP a évolué de plus belle en recrutant des ambassadeurs directement à l’IESEG School of Management, l’école de Dorian Lovera. « Ce sont des étudiants qui ont aimé le projet. Ce qui est fou, c’est qu’ils y croient à 200% et m’accompagnent, me conseillent par plaisir, conscients que vivre le début d’une start-up est intéressant et un plus pour leur parcours professionnel.»

"Nous sommes devenus une solution de Blended Learning"

L’évolution ne concerne pas que les ressources humaines de la start-up, mais également l’application en elle-même. « Au départ on était juste sur une application qui permettait de se remémorer des sinogrammes. Mais on a évolué vers l’outil que l’on est aujourd’hui, un outil qui s’adapte aux cours et demandes des professeurs avec un système de gamification: nous sommes devenus une solution de Blended & Learning»

Ce système de gamification est extrêmement simple et addictif. Le principe est de nourrir le panda, symbole de l’application, avec des bambous que vous récupérerez au fur et à mesure des leçons et sinogrammes appris. « On est parti sur le même base qu’un Tamagotchi."

Mais une question nous restait sur les lèvres : l’adhérence des professeurs de chinois à leur solution. « Nous avons proposé à l’IESEG d’être notre terrain d’essai et à une professeure particulière qui est anti-technologie d’essayer ZIHOP. On a été surpris quand celle-ci est revenue vers nous en déclarant qu’elle utilisera l’application pour suivre et noter ses étudiants ». Ce n’est pas une question de culot qui amène ZIHOP aussi loin, mais tout simplement le fait d’avoir correctement cerné et répondu le problème des français face à la langue chinoise.

Le reste du développement prend désormais une vitesse folle : ZIHOP s’est déjà rapproché de l’AFPC (l’Association Française de Professeurs de Chinois) pour étendre son réseau, va faire tester son application dans des lycées (notamment Frédéric Mistral) mais également dans une autre grande école de commerce Lilloise.

Questions Start Up

Quand nous soulignons la jeunesse de l’équipe de ZIHOP (essentiellement des étudiants ayant moins de 20 ans), nous demandons de dresser les avantages et les inconvénients de cette situation. « C’est un peu le rêve : on a pas la pression d’une personne qui a fini ses études et qui n’a que ce moyen là pour vivre. Mais nous devons veiller toutefois à travailler convenablement à l’IESEG, car nous avons quand même un diplôme à valider. Résultat, pour ma part, je dois être très concentré en cours pour pouvoir retenir le maximum possible. Mais en soit, être une Start Up incubée est une réelle opportunité. Et on a même le café gratuit ! (Rire).»

En tant qu’entrepreneur, Dorian ne cache pas l’attrait qu’il a pour l’accélérateur The Family, un des plus importants de France. Sans doute pouvons nous lui souhaiter d'être repérer par cet organisme et que l'aventure ZIHOP, continue de plus belle.

Ecrit par Nicolas DAVID

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